FIN DU PREMIER ACTE

Quelques moi au silence d'un vacarme augmenté d'une plaie et d'une arme
De Karnage
le même,
transformé...

L'Ancre Noire:

la veille est une charge


La fin un début
Le début mortel

L'étau ou tard effraie
L'effroi est ford
Le fer est froid

L'effort à faire
Fera

Entre un bras et un cou
L'Ancre est jetée

L'Ancre Noire - Postillons Prénatals

Le tissu est sale
Mais le tissu est magnifique
L'étoffe trouée croise les fils étale
Des conducteurs crevés
Filaments fragiles dorés
Dorénavant tissés d'une inspiration caustique

Le Souffle toujours
Et la chaleur des entrailles
Six-cent soixante-six degrés
Sont autant de sphères
D'où l'illusion se fait
Grandiose
Enceint d'un Satan concept
Refus non négociable du passif
masochisme infâme
Hominien écrasé sous le poids des consciences

Nous ne maîtrisons pas la portée de nos actes

La scène s'entasse de fantasmes perméables

Si l'Un se laisse faire
L'Un dérive naturellement vers la servitude
Servitude envers soi, toi, l'autre et le reste

La moyenne assassine

L'Ancre Noire est une entorse à la dérive

L'Ancre Noire n'est qu'un nom
C'est une image, une métaphore, un effet de style

L'Ineffable ne s'écrit pas, il se VIT !

Saignée





Perséphone en partie

Perséphone n'est pas une fille facile,
Elle passe son temps à suffoquer.
La démesure de ses inspirations y est pour quelque chose,
La rareté de l'air n'arrange rien.

Perséphone n'est pas une fille fragile,
Au contraire,
Elle supporte ses univers d'une aisance déconcertante.
Sinon, elle casse des diamants et mange les éclats.
Elle casse des diamants et mange les éclats!

C'est elle ce soir,
Montée sur les frêles épaules du père,
Qui éclaire l'évanescence des idées reçues.

Perséphone est douce,
La soie et le satin s'en souviennent.

Perséphone ou l'inceste.
Mère, amante, fille, l'autre, l'hôte, s'y perd volontiers.

Maîtresse du limitrophe,
Déesse du vrombissement,
Son imitation de l'onde du cerf-volant dans l'eau est renversante...

Inépuisable Perséphone!

I think you're crazy

Nu après jouir
Les gras encarts de l'éther confèrent à l'alter
Un concis de drôle instance
Cet amour ivre de rire!

Nuit après jour
les grands écarts de l'alter confèrent à l'éther
une drôle de consistance
C'est à mourir de vivre!

Il consume donc son incommensurabilité jusqu'à la moelle.
On l'entend infernal qui sermonne

Palinka, Palinka
Déesse Défonce
Informe Morphée
Marchande l'enfer dessert du sang
Amorce une issue à la morne préface
- prose à plat, pieds et points liés -

Enfonce la conscience qui s'aigne

              - oui, qui s'aigne

Tes degrés polymorphes
sueur de l'inconstance assumée
éclair à déchirer l'Absence
rosée noire à noyer les vers
tes vapeurs assassines
ne sont pas plus mortels que moi

Un vague souvenir de comment tout a terminé

Palinka, Palinka
Déesse défonce
Je serai à jamais
ton infidèle assoiffé

Psychodiagnostic

***

Les points de vue sont des sphères


Habiter sa popre maison

***


L'échelle des Anges - A.Jodorowski

***

La fronde fantastique de l'Etre en vain à la maudite Moelle

L'amante tue mouches - propositions

1. Mutine mortelle immature morsure ciment sang

2. Amphore enfer félée effort enfuir féroce et faire

3. La vie d'arrhes
La vie d'heure
La vie d'air
La vie dort
La vie dure
Servie
Sous
Vide

***

Le Duc de Karnage, imposteur à posture

, s'affaisse vers les cieux - 2

Non.
Je n'étudie pas
la quiétude
Déchu
déjà
Je

      T
O
M
B
E

Orchestrale
Le vent
M'arrache
Epure
M'accouche
Ecorche
A la chaîne des espoirs
Gravissent les parois revêches

La syntaxe de l'ascension envers
lache des bâtards
témoins moineaux muets
métas matés
amphores et fiers

C'est fou comme on a l'air d'y croire

Oui.
La chute n'est pas grave
Tomber des nuances en si mineur, l'attente à tuer le sens
la sensationnelle cimaise, prétentieuse assassine
C'est dans le désordre des choses

Le vertige quand je regarde en haut
L'intensité du souffle quand je partage mon inconscience
Enfin
sous rires atteints
mensonges suaves
la sueur acide des vers

***

***

Alibi lumineux

L'humeur se vide

En proie aux aigreurs mélancoliques des transits incertains
L'année mourante emporte dans sa chute une partie du Tout

L'humeur se plaint

En proie aux sueurs nostalgiques des hivers sans faim
Les contours se referment sur des choix arbitraires

L'humeur s'éteint

Sous les éclairs silencieux de la peine ombre défaite
Le collapsus décembrageux embrase l'éther

L'alter l'égo et les autres déchantent des airs atrophiés

Décomptent les heureuses qu'il nous reste à mourir

Avant de n'être

Les mots dits qui déjeunent

A ton intention

S'il s'agit d'élucider, les mots dits qui déjeunent n'éclairent du mystère que sa médiocrité; c'est dans l'ombre en silence que l'ineffable sévit. Or, l'encre est noire. Affranchies des affres du discours, codes odieux, méthodes insipides et autres approximations délétères, elle danse légère sur les deux ailes de son allégorie.
La voilà qui s'étale:

L'à force courbe des essences associées
reconnaissances sensuelles
degrés essentiels
remède partiel au virus Conscience
ne peut supporter
la force angulaire de l'essence seule
ferveur sensible
évidence mystique
remède partiel au virus Conscience

L'
à force angulaire de l'essence seule
ferveur sensible
évidence mystique
remède partiel au virus Conscience
ne peut se passer
de la force courbe des essences associées
reconnaissances sensuelles
degrés essentiels
remède partiel au virus Conscience

Digestion. Acte I scène 1

Digestion. Acte IV scène 3

Il y a de la lumière dans l'ombre

Laissons donc les douleurs en dehors de la scène

Unir désir désarmé

C'est dire sans coût et plaisir sans chaînes

Intentons aux faiblesses un procès libertaire !

Naissance mirage enceinte Sagesse ?

Demain sourit

A qui sait qu'il ne possède que son souffle

Stigmates - 5

La moyenne assassine

L'Atonie tenace
L'Attente en vain
Dimanche s'enfonce
Dimanche sans faim

La moyenne assassine

Les fantômes ne mentent pas



Tu m'amènes vers soi

Je les extrais

Ils s'attirent


Ensemble

Nos pulsations

S'entraînent


Quelque part


Quelque part entre partout et nulle part
Une inconscience se protège du suicide : elle l'envisage
Habile de ses demains, maintenue au corps d'un demi-sommeil magnétique
Elle esquisse ce dogme :

1. Le sens est à la merci de la conscience, la science du sens et la conscience de la science.

1. L'essentiel est à l'abri

Le Cyclotimide Teigneux - 3ème souffle

Au cœur absent de la méthode
Où gérer et gâcher sont une seule et même écharde
Les battements sont ceux des singes déchus
Le sang qu'ils façonnent est à leur image
Insensé circule dans les artères bouchées d'un sursis

Pour encrer la rancoeur
Pour écrire le cri

Parce que le Temps s'écaille

Au cœur absent de la méthode

      les mots me manquent

Assis entre deux chaises, le coprophage nonchalant dévore l'obscène.
En avance sur ses aspirations, il savoure la digestion à venir...

Le Cyclotimide Teigneux - 2ème cri

Les pores béants hurlent à la Mort

Hier soir j'étais en berne
Ce matin je suis en meute
Et j'ai un mal fou à tenir toutes ces chiennes en laisse