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Les pronoms (personnels) réfléchissent

Il y a de l’ombre dans la lumière.
L’amour des contrastes s’ajuste au poids des attentes.
Enlisé dans un pathos libertaire, il s’enfuit dans la prairie aux fantasmes.
Certes.
Ta propension à brasser l’air est mesquine. Tu bâtis des cathédrales d’éther et célèbres le vent, tu façonnes des fontaines insensées où tu noies tes angoisses, tu collectionnes les essais…
Elle s’éprend d’un reflet, le sien. Son existence n’a de forme que dans l’espace fortement réfléchissant des autres. Elle, ne réfléchit pas. Son essence et noir. Elle empreinte. Elle éponge. Elle absorbe.
Il s’enterre.
Il s’éteint.
Il se réveille.
S’ils savaient !
Cela ne changerait rien. Ils s’ébattent, c’est mignon. Ils se battent, ça l’est moins. Ils s’entrainent à ne pas se suicider. Certains s’améliorent. Ils se reflètent les uns sur les autres et se nourrissent de leur reflet.
Bref.
Satellites
Nous nous enlassons. Tu trembles. Ton sourire se reflète sur mes lèvres.
Nous ne sommes plus seuls.
Je m’accroche à ta question.
L’espace d’une fission nous sommes la partie qui aperçoit le Tout –
Nous avons assassiné le Temps !
.
.
.
.
Le Temps renaquit aussitôt de nos cendres.
A quoi bon ?
A maintenant.

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