114 09
FIN DU PREMIER ACTE
Quelques moi au silence d'un vacarme augmenté d'une plaie et d'une arme
De Karnage
le même,
transformé...
L'Ancre Noire:
114 09
Quelques moi au silence d'un vacarme augmenté d'une plaie et d'une arme
De Karnage
le même,
transformé...
L'Ancre Noire:
064 09

La fin un début
Le début mortel
L'étau ou tard effraie
L'effroi est ford
Le fer est froid
L'effort à faire
Fera
Entre un bras et un cou
L'Ancre est jetée
021 09
Le tissu est sale
Mais le tissu est magnifique
L'étoffe trouée croise les fils étale
Des conducteurs crevés
Filaments fragiles dorés
Dorénavant tissés d'une inspiration caustique
Le Souffle toujours
Et la chaleur des entrailles
Six-cent soixante-six degrés
Sont autant de sphères
D'où l'illusion se fait
Grandiose
Enceint d'un Satan concept
Refus non négociable du passif
masochisme infâme
Hominien écrasé sous le poids des consciences
Nous ne maîtrisons pas la portée de nos actes
La scène s'entasse de fantasmes perméables
Si l'Un se laisse faire
L'Un dérive naturellement vers la servitude
Servitude envers soi, toi, l'autre et le reste
La moyenne assassine
L'Ancre Noire est une entorse à la dérive
L'Ancre Noire n'est qu'un nom
C'est une image, une métaphore, un effet de style
L'Ineffable ne s'écrit pas, il se VIT !
008 09
Perséphone n'est pas une fille facile,
Elle passe son temps à suffoquer.
La démesure de ses inspirations y est pour quelque chose,
La rareté de l'air n'arrange rien.
Perséphone n'est pas une fille fragile,
Au contraire,
Elle supporte ses univers d'une aisance déconcertante.
Sinon, elle casse des diamants et mange les éclats.
Elle casse des diamants et mange les éclats!
C'est elle ce soir,
Montée sur les frêles épaules du père,
Qui éclaire l'évanescence des idées reçues.
Perséphone est douce,
La soie et le satin s'en souviennent.
Perséphone ou l'inceste.
Mère, amante, fille, l'autre, l'hôte, s'y perd volontiers.
Maîtresse du limitrophe,
Déesse du vrombissement,
Son imitation de l'onde du cerf-volant dans l'eau est renversante...
Inépuisable Perséphone!
007 09
Nu après jouir
Les gras encarts de l'éther confèrent à l'alter
Un concis de drôle instance
Cet amour ivre de rire!
Nuit après jour
les grands écarts de l'alter confèrent à l'éther
une drôle de consistance
C'est à mourir de vivre!
Il consume donc son incommensurabilité jusqu'à la moelle.
On l'entend infernal qui sermonne
Palinka, Palinka
Déesse Défonce
Informe Morphée
Marchande l'enfer dessert du sang
Amorce une issue à la morne préface
- prose à plat, pieds et points liés -
Enfonce la conscience qui s'aigne
- oui, qui s'aigne
Tes degrés polymorphes
sueur de l'inconstance assumée
éclair à déchirer l'Absence
rosée noire à noyer les vers
tes vapeurs assassines
ne sont pas plus mortels que moi
Un vague souvenir de comment tout a terminé
Palinka, Palinka
Déesse défonce
Je serai à jamais
ton infidèle assoiffé
365 08
1. Mutine mortelle immature morsure ciment sang
2. Amphore enfer félée effort enfuir féroce et faire
3. La vie d'arrhes
La vie d'heure
La vie d'air
La vie dort
La vie dure
Servie
Sous
Vide
363 08
Non.
Je n'étudie pas
la quiétude
Déchu
déjÃ
Je
T
O
M
B
E
Orchestrale
Le vent
M'arrache
Epure
M'accouche
Ecorche
A la chaîne des espoirs
Gravissent les parois revêches
La syntaxe de l'ascension envers
lache des bâtards
témoins moineaux muets
métas matés
amphores et fiers
C'est fou comme on a l'air d'y croire
Oui.
La chute n'est pas grave
Tomber des nuances en si mineur, l'attente à tuer le sens
la sensationnelle cimaise, prétentieuse assassine
C'est dans le désordre des choses
Le vertige quand je regarde en haut
L'intensité du souffle quand je partage mon inconscience
Enfin
sous rires atteints
mensonges suaves
la sueur acide des vers
357 08
L'humeur se vide
En proie aux aigreurs mélancoliques des transits incertains
L'année mourante emporte dans sa chute une partie du Tout
L'humeur se plaint
En proie aux sueurs nostalgiques des hivers sans faim
Les contours se referment sur des choix arbitraires
L'humeur s'éteint
Sous les éclairs silencieux de la peine ombre défaite
Le collapsus décembrageux embrase l'éther
L'alter l'égo et les autres déchantent des airs atrophiés
Décomptent les heureuses qu'il nous reste à mourir
Avant de n'être
352 08
A ton intention
S'il s'agit d'élucider, les mots dits qui déjeunent n'éclairent du mystère que sa médiocrité; c'est dans l'ombre en silence que l'ineffable sévit. Or, l'encre est noire. Affranchies des affres du discours, codes odieux, méthodes insipides et autres approximations délétères, elle danse légère sur les deux ailes de son allégorie.
La voilà qui s'étale:
L'à force courbe des essences associées
reconnaissances sensuelles
degrés essentiels
remède partiel au virus Conscience
ne peut supporter
la force angulaire de l'essence seule
ferveur sensible
évidence mystique
remède partiel au virus Conscience
L'Ã force angulaire de l'essence seule
ferveur sensible
évidence mystique
remède partiel au virus Conscience
ne peut se passer
de la force courbe des essences associées
reconnaissances sensuelles
degrés essentiels
remède partiel au virus Conscience
343 08
Laissons donc les douleurs en dehors de la scène
Unir désir désarmé
C'est dire sans coût et plaisir sans chaînes
Intentons aux faiblesses un procès libertaire !
Naissance mirage enceinte Sagesse ?
Demain sourit
A qui sait qu'il ne possède que son souffle
342 08
L'Atonie tenace
L'Attente en vain
Dimanche s'enfonce
Dimanche sans faim
La moyenne assassine
339 08
Tu m'amènes vers soi
Je les extrais
Ils s'attirent

Ensemble
Nos pulsations
S'entraînent
339 08

Quelque part entre partout et nulle part
Une inconscience se protège du suicide : elle l'envisage
Habile de ses demains, maintenue au corps d'un demi-sommeil magnétique
Elle esquisse ce dogme :
1. Le sens est à la merci de la conscience, la science du sens et la conscience de la science.
1. L'essentiel est à l'abri
338 08
Au cœur absent de la méthode
Où gérer et gâcher sont une seule et même écharde
Les battements sont ceux des singes déchus
Le sang qu'ils façonnent est à leur image
Insensé circule dans les artères bouchées d'un sursis
Pour encrer la rancoeur
Pour écrire le cri
Parce que le Temps s'écaille
Au cœur absent de la méthode
les mots me manquent
Assis entre deux chaises, le coprophage nonchalant dévore l'obscène.
En avance sur ses aspirations, il savoure la digestion à venir...
332 08
Les pores béants hurlent à la Mort
Hier soir j'étais en berne
Ce matin je suis en meute
Et j'ai un mal fou à tenir toutes ces chiennes en laisse
332 08

Il n'y a pas a avoir peur
Il y a le vertige c'est vrai
Il y a la pensée fendue
Il y a l'esquille frénétique
Il y a la sentence du réveil
Il y a l'humeur retroussée
Il y a des clefs
Les néons s'écroulèrent sous le poids d'un hélas, les propriétaires perdirent leur nom et les signifiés s'en retournèrent au néant
La matière noire ne réchauffe pas
Il fait froid
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317 08
Au carrefour de ses aspirations il prit soudain conscience de sa triste condition ; il était immobile
I – Inspiration
Le manège à merveilles tourne à l’allure des vents habiles fossoyeurs aériens
Déterrent des armées de rictus crispés au cimetière des âmes matinales
II – Retenue
Des roues
Deux
Quatre
Six
Fermées ou vertes
Oranges ou rouges
Aux rouages éprouvés
III – Expiration
L’éboueur démêle les remords
Le facteur traîne des à venir
Les cabots ont d’autres soucis
Il traversa la tête basse mais l’âme en fleur, envahit des six cent promesses de l’autre rive
316 08
Tout commence par une averse de larmes glacées
Une science de l'angoisse si courante et qui pourtant jamais ne s'épuise
Ces larmentations cimentent cernent sermonnent et serrent les sangles si vicieuses du cercle
What is the problem? That is the problem
Ces larmentations sont le serment de ne jamais vivre
Ecartelé entre une peur et un regret
314 08
Menton n’aimait pas la foule. L’odeur de la sueur lui donnait la nausée. Le contact avec la chaleur moite d’un corps étranger l’étranglait. Il était de ceux que l’on bouscule sans s’excuser, sans même s’en apercevoir. Muse malade pour artiste dérangé, branche fragile à l’allure androgyne,
il traînait péniblement sa carcasse comme un écorché sa peau...
[...] Il voulut voir son visage, gouter aux formes phosphéniques de sa récente désincarnation.
Alors qu’il plaçait l’attention de sa jeune omniscience sur son corps, Menton surprit la plus riche
des perruches perchée sur le moins gauche des pingouins. L’ostensible logique de cette alliance
lui arracha un sourire. La denture ailée s’en alla aussitôt, bercée par les multiples courants d’envers
où baignait la scène...
307 08

You're walking.
And you don't always realize it, but you're always falling.
With each step you fall forward slightly.
And then catch yourself from falling.
Over and over, you're falling.
And then catching yourself from falling.
And this is how you can be walking and falling at the same time.