(dé)cohésion

Sept fois coupable, la première porte est orale et le droit d'ingérence assumé.
Les enzymes entament leur ballet funeste, le contenu s'affranchit du contenant :
le premier barreau de l'échelle cède.
Tirée de son sommeil par la puanteur des dieux, la chimère s'étire.
Son sourire d'argent écrase les débris telluriques d'une nécessité intérieure en pleine sublimation.
Le corps se tend, s'étouffe, la liane se ressert et les épines pénètrent chaque pore de cette peau devenue obsolète.
Dissolution.
Au cœur d'une tempête enthéogène les antagonismes s'ébattent, les barreaux se brisent, s'abandonnent et moi,
je chavire vers l'espace du dedans.
Le concept de frontière s'efface derrière la symphonie d'un Tout vibrant;
les contours aux milles chemins sont des instruments - l'instant compose.
Temps perd son sens, Ignorance omnisciente, Certitude s'interroge.
Vertige
Doute
Pleine Conscience?
Cet amour de la folie me fait peur.
Cette peur me fait aimer la folie.
......
.....
....
..
.

D'ici j'aperçois ces mots
.
..
et tout l'encre à naître
...
..
.
j'apprécie pleinement leur désuétude.

***

I.
Avec un tel recul difficile de conclure
La morale est lâche et le jugement fragile
L'absence du Vrai justifie le Tout

Sinon de laisser des cendres la raison m'indiffère
Bien qu'elle efface en corps la couleur du sang
A la cime du gouffre d'où l'on s'émeut le rouge domine le gris

Ainsi je m'assure une panoplie de plaies pathétiques
Et j'entame coupable et fière la danse gauche des écorchés

Et mort-de-vie s'entraîne à crever les yeux de ses contemporains
Misérables et rendus
Avachis mais debout
Ecarlates mais enfin
S'il savaient...


II.
Le délié dessert l'espace qui s'est installé
La nuit où je suis né

Ose lever le voile imparfait
Féroce est le vent qui l'attend
Tant par les balles qu'il charrie
Riposte revêche - sinistre claque
Que par le réveil glacé
Cénacle amer - à mer de flamme


J'écorche l'instant
C'est mon sang qui coule
Je lacère l'espace
C'est mon sang qui coule
J'arrache
Je crève
J'arrache
Je rêve
Ni pitié ni gloire
Ni pleurer ni croire

J'en crève d'être en vie

***


Je tire ainsi de l'absurde trois conséquences qui sont ma révolte, ma liberté et ma passion.
Par le seul jeu de la conscience je transforme en règle de vie ce qui était une invitation à la mort - et je refuse le suicide.
Le Mythe de Sisyphe Albert Camus

Stigmates- 3

Le Silence Danse


Laissons donc les douleurs en dehors de la scène
Derrière les seize faces du songe
Les points de vue sont des sphères
Les échelles s'étirent
Et l'absence de sens en est un

Quand l'éther est docile
Le sale est saint

***

Le Coprophage Nonchalant

Gonflé par le désenchantement, cela fait plusieurs nuits que je me laisse porter par les courants d'air impurs de la capitale
Exposé aux rayonnements relatifs de mon propre délire
A la moiteur d'un bâillement estival
Je m'abandonne

***

***

Heureuse névrose

Message et colonie
Couverture
Usure
Sujet
Silence
Ecart

Réussirai-je un jour à me taire?

Les gémissements jaunissent avec le Temps