Dieu l'Univers et le Vide

Innocentes et vaincues
Victimes de son insatiable voracité
Les images s'abandonnent soigneusement aux caprices de la plume
Maîtresse d'une soirée sans foi ni fin ni loi
Elle colonise
Pollinise
Stigmatise
Son sang n'est pas clair
Son sens l'est moins
Elle est le ressort qui comprime et celui qui libère
Ses limites sont les miennes
Elle, n'en a pas
Vissé à l'oseille d'un allongé bien trop vertical
Sonné par l'aveuglante blancheur de la nuit passée
Je l'entends qui serpente souriante au fond des douves obscures de mon estime
Carnassière
Roturière
Visionnaire
Elle est Dieu l'Univers et le Vide

La Cathédrale du Vide - Réminiscences

J'oublie les faits mais les sensations restent
Assis au reflet d'un miroir sans teint
Je porte en moi les perspectives absconses du tunnel
Les hier bien attachés aux anses sauvages
Des bien plus précieux que ces dessins absurdes
Résonnent au creux de ma perpétuité

***

***

Des enfants sans teint
Des enfin sans ton
Des offenses sans faim
Du ciment dans les veines

Doucement

Des hivers sans fin
Des enfers sans fond
Des éthers si forts
Du ciment dans les veines

Doucement

PERDU MAIS FILS DU DONC MORDEZ CAR
Demain ne suffisent plus.

***

Le Fossoyeur

Soit l'embrasure dorée d'une seule seconde
Entre dieu m'ennuie et sélène souffre
Pénètre ces poumons débiles de ton ineffable essence
L'espace d'un silence féconde cette carcasse passée
Et s'il te plait
Danse
.
Je suis à toi
Tout entier
.
.
Sommeille sereine
Délicieuse étincelle
Ta sépulture t'attend
Celle d'une reine
Au cimetière de l'inspiration

La première porte est orale et le droit d'ingérence assumé

L'écart se creuse

L'enfer mais ouvert tue
La vertu s'efforce
L'affaire s'affine
Les traumatismes de la conscience se fardent d'empathie
Les voix pénétrables de l'affront sussurrent des sonnets sulfureux
Écaillent la raison

L'écart se creuse

Stigmates - 4

Duele - 4


Chacun sa chimère


(...) Et pendant quelques instants je m'obstinai à vouloir comprendre ce mystère;
mais bientôt l'irrésistible Indifférence s'abattit sur moi,
et j'en fus plus lourdement accablé qu'ils ne l'étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.
Chacun sa chimère
Le Spleen de Paris C.Baudelaire

L'Envers est mon droit

Désert

Désert fertile
Des airs sévères
Désir des sens
Désormais source

Solitude mon amour
je te hais



Je saigne sur tes lèvres

Ménage tes méninges mon ange
Tes sphères sont d'un cycle silencieux mais certain
Ensemble sourions aux névés loquaces de la certitude
Enfin sortons de cette circonférence opaque
...
..
.
Non
.
Je n'étudie pas la quiétude
Déchu déjà je tombe
L'Envers est mon droit
Cette grimace un sourire

Ote-toi de mon soleil!

A corps perdu

A corps perdu
Père d'une absence
A cœur mort
Rancœur dort
Et que l'on s'indigne

Héritier de la Vaine Confrontation
J'aspire à pénétrer ta robe
En quête du reflet fécond
De ma stérilité

***

J'y pense


***

Déséquilibre stable

***

(dé)cohésion

Sept fois coupable, la première porte est orale et le droit d'ingérence assumé.
Les enzymes entament leur ballet funeste, le contenu s'affranchit du contenant :
le premier barreau de l'échelle cède.
Tirée de son sommeil par la puanteur des dieux, la chimère s'étire.
Son sourire d'argent écrase les débris telluriques d'une nécessité intérieure en pleine sublimation.
Le corps se tend, s'étouffe, la liane se ressert et les épines pénètrent chaque pore de cette peau devenue obsolète.
Dissolution.
Au cœur d'une tempête enthéogène les antagonismes s'ébattent, les barreaux se brisent, s'abandonnent et moi,
je chavire vers l'espace du dedans.
Le concept de frontière s'efface derrière la symphonie d'un Tout vibrant;
les contours aux milles chemins sont des instruments - l'instant compose.
Temps perd son sens, Ignorance omnisciente, Certitude s'interroge.
Vertige
Doute
Pleine Conscience?
Cet amour de la folie me fait peur.
Cette peur me fait aimer la folie.
......
.....
....
..
.

D'ici j'aperçois ces mots
.
..
et tout l'encre à naître
...
..
.
j'apprécie pleinement leur désuétude.

***

I.
Avec un tel recul difficile de conclure
La morale est lâche et le jugement fragile
L'absence du Vrai justifie le Tout

Sinon de laisser des cendres la raison m'indiffère
Bien qu'elle efface en corps la couleur du sang
A la cime du gouffre d'où l'on s'émeut le rouge domine le gris

Ainsi je m'assure une panoplie de plaies pathétiques
Et j'entame coupable et fière la danse gauche des écorchés

Et mort-de-vie s'entraîne à crever les yeux de ses contemporains
Misérables et rendus
Avachis mais debout
Ecarlates mais enfin
S'il savaient...


II.
Le délié dessert l'espace qui s'est installé
La nuit où je suis né

Ose lever le voile imparfait
Féroce est le vent qui l'attend
Tant par les balles qu'il charrie
Riposte revêche - sinistre claque
Que par le réveil glacé
Cénacle amer - à mer de flamme


J'écorche l'instant
C'est mon sang qui coule
Je lacère l'espace
C'est mon sang qui coule
J'arrache
Je crève
J'arrache
Je rêve
Ni pitié ni gloire
Ni pleurer ni croire

J'en crève d'être en vie

***


Je tire ainsi de l'absurde trois conséquences qui sont ma révolte, ma liberté et ma passion.
Par le seul jeu de la conscience je transforme en règle de vie ce qui était une invitation à la mort - et je refuse le suicide.
Le Mythe de Sisyphe Albert Camus

Stigmates- 3

Le Silence Danse


Laissons donc les douleurs en dehors de la scène
Derrière les seize faces du songe
Les points de vue sont des sphères
Les échelles s'étirent
Et l'absence de sens en est un

Quand l'éther est docile
Le sale est saint

***

Le Coprophage Nonchalant

Gonflé par le désenchantement, cela fait plusieurs nuits que je me laisse porter par les courants d'air impurs de la capitale
Exposé aux rayonnements relatifs de mon propre délire
A la moiteur d'un bâillement estival
Je m'abandonne

***

***