Spook up! Blog de Julien Debyser

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 21 mai 2007

Les Sirènes

Choisie,
règnante,
rayonnante,
lumineuse,
ascendante,
inévitable,
omniprésente,
disproportionnée,
perfide,
perverse,
noircie par le soleil électrique d'une plage en carton,
elle s'exhibe fièrement dans son deux pièces en peau de chagrin.
Reflet obscène d'une science sans conscience, fenêtre fermée sur un mirage.
Dans une cacophonie silencieuse elle te sussure à l'oreille de douces envies. Futiles, inutiles, certes!
Mais nécessaires pour essuyer la sueur sous ton front;
à ta peur du Vide elle soumet à tes sens la vue de son sexe refait.
Ca y'est, tu es rassuré?
l'Angoisse stagne.
N'entends tu pas les cris sourds de l'Ange Liberté qui devant tes yeux aveugles et d'une violence sereine,
perd sa virginité?
Tu connais le refrain. Tu n'es pas dupe. Ces facéties te font sourire et toi le sage, tu n'y vois aucun gage. Mais la mélodie sucrée des abeilles savantes attire ton oeil et capture ton âme. A l'abris dans ta cage de béton où les murs gris renvoient l'odeur âpre du plafond, tu as oublié tes rêves d'innocence.

Pour enfin m'en défaire, j'ai attaché mon âme au mat de ma fleur. C'est ainsi que je traverse les gouffres amers en laissant à la mer ces milliers de sirènes.

Et pendant ce temps là, de jeunes flammes s'éteignent et se jettent sous les pleintes d'un métro qui déraille.

Fitter Happier

fitter, healthier and more productive

a pig

in a cage

on antibiotics