Spook up! Blog de Julien Debyser

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dimanche 10 février 2008

A l'Orée du Boulevard ( 10 02 2008 21h00 )



La cohérence capitule.
Le sens, engourdi, souterrain, dort.

Les lumières de la ville au hasard érogène
sous mon air égorgé se lamentent et obtiennent
Un sourire léger et un banc essentiel
Pour atteindre le vent et goûter au dégel

Encore une fois je perds mon deuil de terre
pour aller faire un tour là-haut

Je ronge mes songes...

jeudi 31 janvier 2008

?

Buvard avare de rien
n'y fait ni fée ni tient
rigueur à ride
des rives abruptes
la vie d'ange en verre en fer en vers et moi a t-elle

une origine ?

un sens ?

une direction ?

A l'intérieur de ma tête (version finale?)

Des étoiles noires aux accents graves
Sont l'amour et la mer brulée de certitudes

Les échos ruisselants aux vapeurs écarlates
Sont les armes et les larmes dont s'abreuve la pensée

Des astres défaits aux diverses sillons
Sont la mort et l'amer enrobés de diamants

Des comptes à rebours décomptent
Les heureuses qu'il nous reste à mourir

Avant de n'être

vendredi 25 janvier 2008

ME LA NO MA NI ME

A court de par cœur
D'erreurs de parcours
Déport du par-terre
Déterré

         le 
corps
part


La Folie s'esclaffe

                       cieux
les
vers

s'affaisse
se gave des escarres
séniles du passé

Prérequis topologiques

Défausser l'appréhension
Effacer les frontières
Dépecer les certitudes
Relativiser la gravité
Inverser la perception
Courtiser la distance
Epouser le recul
Vaincre l'inertie castratrice
Accepter les ecchymoses de l'ubiquité
Concevoir l'inéluctable éclatement de la conscience (et ses éventuelles dérives schizoïdes)
Dompter l'infini

samedi 19 janvier 2008

Le Sol Décolle

Bouffée de vide
Rempli du beau au B dit vin
Amour du haut (en bas)
Prise en compte du contour ouvert
Prise en compte du nuage âgé (ou pas)
Prise en compte du compteur tout court
La fleur se nourrit

Si l'âme y pleure, l'heure est à l'agencement des scènes, multiples et représentatives

Mensonge
En songe de trêve
Menhir
Enigme de levée

Assujetti au règne mal placé du sujet verbe complément
Je souris d'avance au gouffre d'interprétation qui nous sépare

Vision macabre

Les otages avérés font la ligne blême et savourent le sillon revêche de la monotonie;
des milliers d'orbites sèches reflètent inlassablement l'échec de l'espèce.
A qui la faute?
...
..
.
N'en parlons plus

dimanche 30 décembre 2007

...

Des recoins les plus sombres de la saine folie jaillit la lumière

Prologue réaliste
Il est des paroles, oral de pierre, qui parviennent à percer ma sourde oreille.
De retour au moyen-ange je verse des larmes de déconstruction massive;
Je m'y noie volontiers.

Ceci étant dit

Sous mes lammes vitreuses
Une femme à canne
Corps beau, funeste

Percussions et mots justes
Emotions asymptotes

Tout autour de l'être
L'arête vibrante
Et dedans déjà
L'écho s'apprête

En sens inverse
Je traverse le Temps
Franchis les frontières
Mélange les anges
Et échange les songes

Tout est Un

mercredi 12 décembre 2007

Au verre dosé (encore une fois)

J'ai tout feu.
L'Un, qu'eau est rence - environ Nantes
Ment, torse *
Infecte mon serre-veau.
Je croîs
Qui laid leurre dans visage agé
Une sorte d'ortie

* Lésion douloureuse par élongation ou déchirure de l'ar-ti-cu-la-tion

mardi 11 décembre 2007

scq

Paupières plombées
no-so-co-niose
Detrás de la
tristesse
Vagues
sans
K
Ré-
cur-
rentes
recyclables?
Sourires orphelins, je vous ankylose!

mardi 4 décembre 2007

La mort des sens - réminiscence

Mon œil a mal, je le plains:
"Oui mon œil, je temps plein des sévices..."
L'oreille aussi est en deuil, bien entendu.
L'odeur du verre entaille féroce et mon nez n'est plus.
Le vent m'ampute,
L'amer des gouttes,
je perds l'essence et la raison:
c'est l'encens à serre qui circule.

lundi 3 décembre 2007

Anadiplose

Anna dit plose
Ose lever le voile imparfait

Féroce est le vent qui l'attend
Tant par les balles qu'il charrie
Riposte revêche - sinistre claque
Que par le réveil glacé
Cénacle amer - à mer de flamme
Amant souffrance ouvrage des coups

Courage Anna

Anna ex-plose

vendredi 30 novembre 2007

Manie quotidienne (2)

jeudi 29 novembre 2007

Manie quotidienne

mercredi 21 novembre 2007

Les pendus dépendent du vent

samedi 17 novembre 2007

aide-mémoire

aide-mémoire

mercredi 7 novembre 2007

le banquet

La banque, enfin. Je prends ton courage à une main et m'insère dans la fente.
Face au banquier rôti et à l'abris des regards indiscrets - un ficus ivre me dévisage -
j'extrais le bocal de larmes sechées de mon abdomen et l'éclate délicatement sur le comptoir.
Entre deux tessons:
-"Le sens est mort!"
Percevant subitement mon manque d'intérêt pour ses investissements, le banquisard stoïque perd son masque et rétorque d'une voix monoton:
-"Et alors?"
-"Et alors je vous exhorte poliment de foutre le camp, sur le champ."
-"Cela n'a pas de sens..."
-"Certainement! C'est pourquoi quand j'aurai compté jusqu'à trois..."
Je compte alors jusqu'à toi et l'ex-banquier se métamorphose ipso facto en un bouquet de prose.
Mon plan se déroule comme un vieux manuscrit...
Prochaine étape: l'assurance vie, j'ai grassement besoin de retrouver l'appétit.

mardi 6 novembre 2007

Asile - 2

Solitude mon amour,
protège moi du confort trop aveugle et petit des réponses erronées qu'on s'invente le lundi,
empèche moi de goûter à la simplicité borgne d'un chemin tout tracé, confiné sans vergogne,
amène moi face à moi, masochiste et gaté, cultiver tous mes vices, nauséeux et raté.
Solitude mon amour,
je te hais.

vendredi 12 octobre 2007

...

En corps épuisé, cyclotimide, teigneux
La chair déteint sur l'âme
Vibrations à souhait
Inspiration
Aspiration
.
.
.
.
Expiration.
Parfum d'averse à larmes tacites
Errance en soie et or
Pendule à mort féerique
Je me noie dans une mare de café ionique

mardi 9 octobre 2007

...

Le vent se lève
Et l'eau dit rêve
Mais l'animé
Quel animal
Se plante un clou
Sauce aigre-doux

jeudi 4 octobre 2007

...

Les gens sont pâles
Pâles et seuls
Je plains les gens
Je peins le temps
Le temps qui tue les gens
L'argent qui tue le temps
Et le sens se perd
Et l'essence se paie
avec de l'argent
L'Amour est mort
La mort aime l'argent
Les morts causent
Ils causent de rien
Ils causent de choses - chères
Ils chérissent leur chair - morte
Au chaud dans leurs choses

L'air en pâtit
Les fleurs fanent
Le sol pleure
Les feuilles flanchent
Et la Terre tourne
Avec ses gens pâles
Pâles et seuls

jeudi 30 août 2007

Il est où papa ?

mercredi 15 août 2007

...

dimanche 5 août 2007

A l'intérieur de ma tête

samedi 28 juillet 2007

Every Stroke Was Poetry

Dimanche 4 Septembre 2005 - Bamboo Bar - Danang, Vietnam.
Autour d'une bouteille de rhum à 30 000 Dong ( ou était-ce du whisky? ), Spook et Jacob H., poëte impeccable, réécrivent le blues. D'une voix sobre et juste, Jacob nous improvise une virée lyrique sur les rives du Mississipi pour nous chanter l'amour et le partage.
A ne pas manquer, l'intervention en fin de morceau du vertueux "Josh from Canada" ex-pompier reconverti ( 292 | 310 ).


"Another day / I was moving and going / with her and her / and I was pushing so hard so hard / like she was in me / she was moaning and groaning"
"and there was music in me / because every stroke was music / every stroke was laughter / every stroke was screams / baby / every stroke was poetry / Slow slow slow poetry"
"it was electrified / or painted on the wall / it was dragons and it was other things"
"it was god / and it was satan"
"my little death in hers"

samedi 21 juillet 2007

A l'Orée des Bois ( 12 07 2007 21h00 )

32°

La cohérence capitule.
Le sens, sublimé, aérien, danse.

Des nuages ferrés aux accents vert-terre,
sous ma plume fumante se prélassent à la bière.
Ce coucher de silence - horizon en tailleur -
donne une fleur à mes sens et un sens à ma fleur.

Encore une fois je perds mon deuil de terre
pour aller faire un tour là haut.

je ronge mes songes...

vendredi 13 juillet 2007

J'ai Rêvé Les Sons Secrets

Décor: des corps sans vie s'envient,
S'ennuient sans nuit, s'enterrent sans terre.
Blâmons la montée lasse -hélas-
Des airs déserts, dessert des serres.

Laissons les sons secrets se créer;
Soleil sous l'oeil dénote des notes,
La mer amère étonne et tonne,
Le vent levant décrit des cris.

mercredi 11 juillet 2007

seul

Mesure du vide, vague à larme; je pèse mes maux.
Jeux de mer,
je m'en terre.
Paupières lasses,
je m'efface.
Le temps d'une passe à l'arrière gouffre amer,
le parfum chaste de ces portes ouvertes à double tour m'enivre...

mardi 10 juillet 2007

Qui suis-je?

Je fuis la rigueur nécessaire
pour être celui que je ne suis pas.
Je suis la rigueur nécessaire
pour être celui que je ne fuis plus.
J'existe.

samedi 30 juin 2007

Aurore

Soleil? pluie!

Rêve  gris:
Des  larmes d'ether
 non       en corps, messieurs.
  Assez     mon   père!

Réveil gris:
Des alarmes de terre
Inondent encore mes cieux.
Chassé de mon repère,

J'émerge un peu plus vieux.

Debout sur le lit

Recueil écoute les angles
carte au mur
quatre murs
dont une fenêtre

Recueil écoute les angles
carte amer
Sartre est mort
mais une fenêtre

Recueil écoute les angles
Ennui
espoir
ennui


Espoir

mercredi 23 mai 2007

Viols Autorisés

Je pleure la mémoire des mots écorchés.

Non Liberté ne se boit pas au petit déjeuner,
Bonheur n'est pas climatisé,
Confiance ne souscrit pas de prêt,
Beauté ne mincit pas l'été,
Respect ne chausse pas les pieds
et Amour n'a que faire d'un chéquier.

Publicitaire, de bonne ou mauvaise volonté,
tu violes des Anges.

mercredi 16 mai 2007

...

Qu'il est vie d'être en bon!
La Beauté sourde de l'Absurde sertit mes sens et mon sang
d'une envie certaine de conjuger au présent le futur d'exister.

lundi 14 mai 2007

3124

Cage de corps paraît ta chair
Cage contrat engage l'éther
Cage de ville reflete le verre
Cage d'argent possède le fer

samedi 12 mai 2007

ST

Et brûlent les sens insensés
Et fument les plaies à penser

- Il n'y a pas de feu sans fumée -

La tête haute je marcherai,
au dessus des nuages innocents.

J'ai rêvé les Monts Secrets...

Le chant sans son

C'est la mélodie atone
de la fille sans visage.
C'est la symphonie aphone
d'une enfant dans sa cage.

Et sans jamais respirer
elle chante le vide,
et sans jamais transpirer
elle scande, avide
d'une oreille attentive - ou pas.

Et elle s'agite et brasse l'air.
Moi je l'évite et vide mon verre.

mercredi 9 mai 2007

Voyage en T.E.R. (Transe Electronique Réminiscente)

Beauté

         du violoncelle qui bat - du coeur,
         et de mes nerfs à peau de fleur.
         de ceux et celles en qui je bois
         ces vers en soie à dos de peur.

Beauté

         de l'inconnue qui bat - des ailes,
         du bas et lourd sans hirondelles.
         de la carcasse de toutes leurs lois
         faites d'électrons et d'étincelles.

Beauté

         de la caresse qui bat - le fer,
         de la paresse qui viole la terre.
         de ces six sens qui font du bois,
         de la laideur de cet enfer.

Pourquoi je ####### ?

Pour passer le temps
Pour nourrir ma fleur
Pour raconter
Pour écouter
Pour changer
Pour dénoncer
Pour ne pas t'entendre
Pour ne pas te voir
Pour penser à toi
Pour penser à moi
Pour la musique
Pour mon égo
Pour tes yeux
Pour mes mains
Pour partager
Pour donner
Pour prendre
Pour éviter
Pour fuir
Pour grandir
Pour transformer
Pour exister
Pour disparaître

Pour elle


Pour rien.
Tout est dérisoire.